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Droit du sol à Mayotte : "On peut aller plus loin en remettant en cause des politiques publiques"

  • il y a 1 mois
  • Ana Mayotte

En déplacement à Mayotte, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé sa volonté de durcir une nouvelle fois le droit du sol dans le département pour lutter contre l'immigration illégale. Sur place, Mansour Kamardine, député Les Républicains, soutient la mesure mais appelle à un changement de politique plus profond.

Faut-il aller encore plus loin dans l'exception à Mayotte ? Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, a tranché : pour lui, la réduction du droit du sol dans ce département est une nécessité pour réduire l'immigration illégale sur l'île, particulièrement venue des Comores toutes proches, mais aussi de pays d'Afrique de l'Est. En déplacement sur l'île pour le passage à l'année 2023, il a réaffirmé sa volonté de proposer à Emmanuel Macron un projet de loi permettant de modifier les conditions de ce droit d'accès à la nationalité dans l'archipel de l'océan indien. Le fond de la mesure n'est pas inédit. En 2018, la loi « asile et immigration » avait déjà changé une première fois le droit du sol à Mayotte. À l’époque, les parlementaires avaient adopté une disposition conditionnant l'accès à la nationalité française pour les nouveau-nés à Mayotte à la présence régulière et ininterrompue sur l'île d'au moins un des deux parents pendant trois mois. Aujourd'hui, Gérald Darmanin souhaite donc allonger ce délai à un an.

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